Utilisation du BTi pour le contrôle des insectes piqueurs

  • Posted on: 8 January 2016
  • By: RiviereVersant
L’apparition des programmes de contrôle des insectes piqueurs au Québec a débuté lors du développement du Nord québécois. Au départ, les pesticides utilisés étaient de nature chimique, mais ils ont été remplacés par des pesticides de nature biologique comme le Bacillus thuringiensis var. israelensis (Bti). Ce produit est maintenant utilisé dans plusieurs pays afin de contrer la nuisance que ces insectes piqueurs apportent. Cette dernière est plutôt associée aux piqûres et les démangeaisons qu’ils suscitent. La présence des insectes piqueurs dans l’environnement affecte donc l’industrie récréotouristique, mais aussi l’industrie forestière, foncière, immobilière, minière et l’élevage de bétail. Parfois, ces piqûres causent des réactions allergiques sévères. Ces insectes peuvent être vecteurs de maladies comme le virus du Nil, dont la visibilité médiatique a alarmé une majeure partie de la population québécoise. Pour ces raisons, l’utilisation de ce pesticide dans les différentes villes et municipalités du Québec ne cesse de s’amplifier (MDDEP, 2004).
 
Le Bti est une bactérie naturellement présente dans le sol. Elle sert à lutter contre les moustiques (57 espèces), les mouches noires (72 espèces), les mouches à chevreuil et les brûlots (MDDEP, 2004; GDG Environnement, 2014). La bactérie en question s’attaque spécifiquement aux larves de ces espèces d’insectes, il s’agit donc d’un larvicide. En fait, la bactérie produit des cristaux qui contiennent des chaînes de protéines. Ces cristaux de protéines sont produits lors de l’étape de sporulation de la bactérie. Une fois ces cristaux ingérés par la larve de moustique, le milieu acide de son tube digestif libère les chaines de protéines enfermées dans les cristaux. Les enzymes spécifiques au tube digestif des larves de moustiques et des larves de mouches détruisent les chaines de protéines en petits morceaux. Ces dernières se fixent aux cellules de la paroi intestinale. Puis, les cellules se gonflent et se perforent, ce qui permet au suc digestif très acide de se diriger vers les autres organes du corps de la larve, ce qui résulte en la mort de la larve d’insecte (MDDEP, 2004; GDG Environnement, 2014).
 
Plus un pesticide est spécifique, c’est-à-dire qu’il ne vise qu’un organisme ou un certain groupe d’organismes, plus il est sécuritaire pour les autres organismes pouvant être en contact lors de la pulvérisation comme les humains, les animaux et les plantes. C’est le cas du Bti car lorsqu’il se retrouve dans l’environnement, il lui faut absolument les conditions de l’estomac des insectes piqueurs mentionnés ci-haut pour être activé et agir comme un poison (MDDEP, 2004; Santé Canada, 2013). 
 
Le Bti est pulvérisé directement sur les lacs, les cours d’eau et les milieux humides, ce qui témoigne aussi de son caractère spécifique. Par mesure de précaution, il est toutefois interdit d’appliquer le pesticide sur l’eau traitée et destinée à la consommation (MDDEP, 2004; GDG Environnement, 2014; Santé Canada, 2013; CIC, s.d.).
 
 
 
 

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