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Petite Blanche

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Mise en contexte

Le développement agricole au sud de l'Outaouais, notamment entre l'autoroute 50 et la rivière des Outaouais en zone périphérique du Parc national de Plaisance, crée une pression sur la biodiversité et la connectivité écologique. De plus, l'accroissement marqué des grandes cultures annuelles dans ce secteur engendre une dégradation de la qualité de l'eau et des sols, et affecte la biodiversité.

La rivière Petite Blanche s'écoule sur plus de 15,8 km entre les Municipalités de St-Sixte et de Lochaber. Elle se jette dans la rivière des Outaouais, à l'ouest de la Baie Noire située dans le parc national de Plaisance. Le Parc a entrepris, en 2019, de participer au programme de suivi de la qualité de l'eau des rivières de l'OBV RPNS afin de suivre dans le temps la qualité de l'eau de la Petite Blanche. Les échantillons d'eau sont recueillis mensuellement de mai à octobre. La majorité des résultats obtenus dépasse les critères de qualité de l'eau de surface en ce qui a trait aux coliformes fécaux, aux matières en suspension et au phosphore total trace.

De plus, les baies du Parc national de Plaisance sont affectées par des épisodes de cyanobactéries depuis 15 ans. En parallèle, le Parc a initié des pêches expérimentales dans la rivière Petite Blanche qui ont permis d'identifier des espèces de poissons d'intérêt, comme l'omble de fontaine, le doré jaune, le doré noir et le malachigan (poisson-hôte du Potamile ailé, une espèce de mulette rare). Considérant que ces espèces de poissons ont besoin d'une eau oxygénée, fraîche et de bonne qualité, il devient important de se questionner sur les sources d'apports en polluants afin de les réduire et maintenir un habitat adéquat pour la préservation de ces populations. L'observation de photos aériennes permet notamment de constater que d'importantes sections des bandes riveraines de la rivière sont peu ou pas végétalisées, réduisant ainsi la connectivité pour la faune, favorisant l'érosion des berges ainsi que le transport de contaminants vers le cours d'eau. L'amélioration des pratiques agricoles, la végétalisation des talus de fossés et des berges des cours d'eau pourraient cependant permettre d'améliorer la qualité de l'eau ainsi que celle des habitats fauniques et floristiques.

Objectifs du projet

La première phase de ce projet pluriannuel qui débutera en avril 2023 vise à amorcer une caractérisation de la rivière, à renforcer les liens avec le milieu et à susciter un intérêt auprès des acteurs locaux pour protéger la biodiversité de cet écosystème. Spécifiquement, le projet vise à :

Caractériser le milieu naturel

Identifier les secteurs à restaurer et à protéger de la rivière Petite Blanche

Créer une mobilisation afin de sensibiliser les propriétaires et producteurs agricoles à la protection de la biodiversité

Le plan d’action élaboré en 2024 devra inclure plusieurs actions visant le développement de projets agroenvironnementaux innovants et intégrés, portés par les propriétaires et producteurs agricoles.

Phases de réalisation du projet

Caractérisation et mobilisation

Élaboration d'un plan d'action concerté

Mise en œuvre des actions

Communiqués de presse

22 juin 2023

Caractérisation et mobilisation pour la protection de la biodiversité de la rivière Petite Blanche